« Ce plan doit permettre à notre pays d’être prêt. » — Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique
Le PNACC-3 se décline en 52 mesures opérationnelles couvrant tous les impacts du changement climatique, sur l’ensemble des territoires et dans tous les secteurs d’activité : agriculture, santé, énergie, forêt, infrastructures, tourisme, urbanisme, littoral, montagne, etc.
Il s’inscrit dans une planification progressive, avec des actions prévues à court, moyen et long termes, et place l’adaptation comme un pilier central des politiques publiques environnementales, sociales et économiques.
La grande nouveauté du PNACC-3 réside dans son ancrage territorial :
- Intégration d’un volet adaptation dans les COP régionales (conférences des parties territoriales) dès leur deuxième édition.
- Nomination d’un référent adaptation dans chaque préfecture, afin de coordonner localement les actions.
- Soutien accru aux collectivités locales dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs propres stratégies d’adaptation.
Pour accompagner la mise en œuvre du plan, des moyens financiers conséquents ont été mobilisés :
- Fonds Barnier : 300 millions d’euros en 2025 (+75 M€ par rapport à 2024)
- Fonds vert : 260 millions d’euros fléchés vers des projets d’adaptation
- Agences de l’eau : 1 milliard d’euros pour des actions ciblées, dont 40 % orientés vers les solutions fondées sur la nature
- 30 millions d’euros dédiés à la prévention des effets du retrait-gonflement des sols argileux, un risque aggravé par les sécheresses.
Autre avancée importante : le gouvernement envisage de rendre opposable la TRACC (Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique). Cela permettrait d’intégrer des hypothèses climatiques robustes dans le droit, notamment dans l’urbanisme, la gestion des risques ou la planification territoriale.
Le PNACC-3 tient compte des retours de la concertation publique organisée fin 2024, qui a permis d’ajuster plusieurs mesures, notamment :
- la rénovation thermique estivale des logements (pour mieux faire face aux canicules),
- la mobilisation du secteur bancaire pour accompagner la résilience économique,
- la création d’une réserve citoyenne pour les actions de terrain en période de crise climatique.
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