L’association pour un design soutenable
Valoriser et diffuser largement le design soutenable et sa puissance transformatrice
Crédit image : ©LeLaboESS
Engagée depuis la fin de l’année 2022, cette coopération inédite s’inscrit dans la continuité d’un travail au long cours, initié notamment par le réseau ARVIVA – Arts vivants, arts durables. Dès 2023, les organisations signataires ont affirmé leur volonté d’agir concrètement en déployant une formation commune à destination des directions de structures adhérentes. Un premier levier stratégique, pensé comme un outil de sensibilisation massive et un préalable indispensable à toute transformation durable des pratiques.
Au-delà de cette première étape, l’année 2023 a été consacrée à l’élaboration collective d’une stratégie partagée, mobilisant salarié·e·s et membres des réseaux au sein de cinq groupes de travail thématiques. Plutôt que de viser une approche exhaustive, les organisations ont fait le choix de se concentrer sur des champs d’action où une coopération interprofessionnelle pouvait produire des effets tangibles à court et moyen termes : la formation, les politiques culturelles et leurs financements, le travail et l’emploi, la circulation de l’information et des outils, ainsi que les mobilités.
Ce plan d’action, désormais prêt à être mis en œuvre dès 2024, combine des engagements concrets et des préconisations destinées à nourrir un dialogue élargi avec l’ensemble du secteur. Parmi les axes prioritaires figurent le recensement et la valorisation des formations existantes, l’objectif de rendre obligatoire la formation des directions aux enjeux de transition écologique, ou encore l’analyse des pratiques d’éco-conditionnalité dans les politiques publiques culturelles. Les signataires s’engagent également à mieux outiller leurs adhérent·e·s, à encourager des modalités contractuelles plus responsables, à mutualiser des postes d’éco-conseiller·ère·s et à construire une position commune sur les mobilités culturelles, enjeu central pour un secteur fondé sur la circulation des œuvres et des artistes.
Pensé comme un outil évolutif, ce plan d’action n’a pas vocation à rester figé. Il se veut au contraire dynamique, ouvert au débat et appelé à être réévalué au fil des années, en fonction des avancées collectives et des réalités imposées par les crises à venir. Cette approche reconnaît explicitement que la transformation écologique du spectacle vivant ne peut se limiter à une somme d’initiatives individuelles, mais qu’elle nécessite des évolutions systémiques, portées à l’échelle des réseaux, des politiques publiques et des modèles économiques.
En affirmant leur volonté de pérenniser cette coopération étroite, les organisations signataires posent les bases d’un dialogue continu sur les défis écologiques du secteur. Une dynamique collective qui, au-delà du cadre initié par ARVIVA, pourrait irriguer durablement d’autres espaces de réflexion et d’action, et contribuer à refonder en profondeur les conditions de production, de diffusion et de travail dans le spectacle vivant.
Les signataires :