Appel à organisation – Fête de la Nature 2026
Du 20 au 25 mai 2026, la Fête de la Nature célèbrera sa 20ᵉ édition, marquant deux décennies d’actions partout…
Crédit image : © La nature Festival
En 2026, La Nature Festival fait un pas de côté. Pour la première fois, le festival ne se place pas sous une thématique annuelle. Ce choix n’est ni un renoncement ni un effacement, mais un déplacement assumé : celui d’abandonner la logique de thématisation pour affirmer plus clairement une direction artistique mûrie au fil du temps. À travers cet appel à projets, le festival invite les artistes à s’inscrire dans un cadre exigeant, fondé sur l’expérience, la continuité et l’écoute attentive du vivant et des lieux.
La Nature Festival ne cherche pas à illustrer des idées ou à imposer des récits. Sa direction artistique vise l’émergence d’un état sensible, né de l’observation patiente du site naturel, de ses usages et de ses rythmes.
Le vivant y est envisagé comme une matrice : non comme un décor, mais comme une logique fondamentale faite de cycles, de transformations, d’interconnexions et de mouvements. Le site forestier est déjà une forme, une sculpture existante, avec laquelle les interventions artistiques doivent composer avec retenue, justesse et humilité.
L’abstraction constitue un langage central du festival. Elle permet d’éviter l’illustration littérale et les symboles explicites, au profit de formes contemporaines, ouvertes et parfois déroutantes. Le sens n’est jamais donné : il émerge de l’expérience vécue, dans une indétermination assumée comme condition de liberté.
Le principe du less is more guide l’ensemble des choix artistiques. L’épure n’est pas un style, mais une éthique. Chaque élément doit être nécessaire ; la rareté crée l’intensité, et le vide participe pleinement de la composition. La scénographie privilégie l’immersion à la frontalité. Le public traverse des espaces plutôt qu’il n’assiste à un spectacle. Micro-espaces, surprises non signalées, détours et cheminements non linéaires composent une expérience active, personnelle, parfois déroutante. Se perdre fait partie intégrante de l’expérience.
L’espace se déploie autant au sol qu’en hauteur. Tissus, suspensions, volumes en tension et jeux de lumière invitent au déplacement du regard et du corps. Même immobiles, les formes doivent suggérer le mouvement et la transformation.
Les matériaux sont choisis pour leur capacité à dialoguer avec le site : bois, textile, corde, métal, matières brutes ou naturelles. Le tissu devient un véritable outil de transformation spatiale. La nuit est travaillée comme une matière à part entière, laissant place à l’ombre, au clair-obscur et à des atmosphères enveloppantes. Le son, enfin, est envisagé comme une architecture invisible mais fondamentale. Sa qualité est non négociable. Il structure l’espace et façonne la perception du temps, sans démonstration technologique.
La relation au public repose sur une interaction douce, jamais imposée. Le festival crée des conditions de connexion entre les personnes, les œuvres et les lieux, en accordant autant d’importance aux espaces de respiration, d’intimité et de rencontre qu’aux moments d’intensité.
L’ancrage local, l’authenticité des savoir-faire et les collaborations durables sont des piliers structurels. La Nature Festival refuse le standard événementiel interchangeable, au profit de propositions audacieuses, singulières et profondément cohérentes avec le site.
Candidatures :
L’appel à projets est ouvert exclusivement aux performances et installations artistiques. Aucun projet musical ne sera étudié dans ce cadre.
Les projets seront évalués selon :
Les enveloppes budgétaires s’échelonnent de 250 € à 2 500 €, couvrant l’ensemble des frais (production, déplacements, matériel, rémunération). Un hébergement sur site est possible, ainsi que l’accès au festival.
En collaboration avec La Station de la Haute Ardenne et la commune, le festival ouvre également la possibilité de projets artistiques à long terme. Certaines œuvres pourront être installées sur le site pour une durée allant de trois mois à plusieurs années, constituant un parcours artistique accessible aux promeneurs. Seules contraintes : ces œuvres devront être autonomes (sans électricité ni entretien régulier) et capables de résister aux conditions climatiques parfois rudes de la région.
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