L’art écologique aux prises avec ses stéréotypes
Un article de Bénédicte Ramade
Il s’agit avant tout d’un problème géopolitique : réagir au retour spontané du loup en France, et à sa dispersion dans une campagne que la déprise rurale rend presque à son passé de « Gaule chevelue ». Le retour du loup interroge notre capacité à coexister avec la biodiversité qui nous fonde – à inventer de nouvelles formes de diplomatie.
Notre sens de la propriété et des frontières relève d’un « sens du territoire » que nous avons en commun avec d’autres animaux. Et notre savoir-faire diplomatique s’enracine dans une compétence animale inscrite au plus profond de notre histoire évolutive.
Guidé par Charles Darwin, Konrad Lorenz, Aldo Leopold… et de nombreux autres « diplomates », Morizot propose ici un essai de philosophie animale.
Comme un incendie de prairie, ce livre traverse et féconde les grands sujets de la philosophie de l’écologie, de l’éthologie, jusqu’à l’éthique. Il esquisse un monde où nous vivrons « en bonne intelligence avec ce qui, en nous et hors de nous, ne veut pas être domestiqué ».
Récompensé par le Prix du Livre de la Fondation de l’écologie politique et le Prix littéraire François Sommer du meilleur ouvrage sur la nature
Les Diplomates
Cohabiter avec les loups sur une nouvelle carte du vivant
Baptiste Morizot
320 p.
Collection « Domaine sauvage »
Editions Wildproject
ISBN 978-2-918-490-555
Parution avril 2016
Un article de Bénédicte Ramade
Dans Bestiaire de lumière. Plongée dans les aventures lumineuses du vivant, Jeremie Brugidou livre un ouvrage singulier, à la croisée…
qu’est-ce que cela voudrait dire de fabriquer, publier et diffuser les livres de façon écologique ? À quoi pourrait ressembler…