Appel à résidences – les Nuits des Forêts 2026
En 2026, le festival Nuits des Forêts invite les artistes à prêter l’oreille au vivant. À travers un appel à…
Crédit image : Le projet de recherche Standbird (MNHN,CNRS) révèle une stratégie des oiseaux pour économiser l’énergie : maintenir l’équilibre grâce à des mécanismes passifs. Cette approche bio-inspirée est transposée à la robotique, permettant de concevoir des dispositifs plus sobres et robustes. © Anick Abourachid (MNHN Mecadev) et Christine Chevallereau (CNRS LS2N)
Imaginée par Guillian Graves, designer spécialisé en biomimétisme et fondateur de l’agence Big Bang Project, en collaboration avec le Design Spot de l’Université Paris-Saclay, l’exposition propose un regard renouvelé sur l’énergie, en croisant design, sciences du vivant, ingénierie et innovation.
L’énergie est souvent pensée comme une ressource à extraire, produire et consommer. Le vivant, lui, procède autrement. Depuis près de 3,8 milliards d’années, plantes, animaux, micro-organismes et écosystèmes composent avec des flux diffus — lumière, chaleur, eau, air, matière — qu’ils captent, transforment et redistribuent avec une remarquable efficacité. À toutes les échelles, le vivant ajuste formes, matériaux et comportements à son environnement. Il exploite ce qui est disponible, dissipe l’excédent lorsque nécessaire, coordonne les interactions et maintient des équilibres dynamiques indispensables à sa continuité. Ces stratégies, patiemment affinées par l’évolution, constituent aujourd’hui une source d’inspiration majeure pour penser autrement nos systèmes énergétiques. L’énergie du Vivant invite à considérer ces mécanismes naturels non comme des modèles à copier, mais comme des sources d’inspiration pour repenser nos systèmes techniques, architecturaux et culturels.
Les projets présentés montrent comment l’observation du vivant nourrit de nouvelles manières de produire, réguler, stocker ou réduire l’usage de l’énergie, tout en élargissant la notion même d’énergie. Celle-ci n’est plus seulement matérielle ou quantitative, mais aussi relationnelle, perceptive et sociale — dimensions essentielles pour engager des transformations durables.
L’exposition réunit une vingtaine de projets de recherche et d’innovation, issus d’institutions scientifiques de premier plan — Université Paris-Saclay, CNRS, Muséum national d’Histoire naturelle, Université d’Oxford — mais aussi d’acteurs industriels majeurs (EDF, RTE) et de startups engagées.
Maquettes, prototypes, preuves de concept et produits finis composent un parcours riche et accessible, illustrant la diversité des approches scientifiques, techniques et créatives explorées. Ensemble, ces projets esquissent des pistes concrètes pour imaginer des systèmes énergétiques plus sobres, robustes et adaptés aux défis contemporains.
Informations:
En 2026, le festival Nuits des Forêts invite les artistes à prêter l’oreille au vivant. À travers un appel à…
le Center for Art, Research and Alliances (CARA) à New York présente The Earth, the Fire, the Water, and the…
L’exposition Deep Fields du Centre Wallonie-Bruxelles, Paris, invite à arpenter des territoires où les repères habituels se dissolvent, où l’expérience…